Les terrassements, les palplanches et le charroi lourd de chantier provoquent des vibrations. Quelques mois plus tard, le voisin appelle au sujet d'une fissure dans sa façade. Était-elle déjà là, ou est-elle nouvelle? Sans documentation de l'état avant les travaux, c'est parole contre parole.
Un relevé par drone de toutes les façades et toitures mitoyennes répond à cette question pour tout ce qui est visible de l'extérieur. À Gand, nous avons ainsi documenté 37 bâtiments en cinq jours, pour un géomètre-expert qui coordonnait l'état des lieux d'un projet de construction dans le centre-ville.
Ce qu'un état des lieux par drone documente
- Les façades depuis la rue et depuis la hauteur. Y compris les étages supérieurs, les corniches et les rives de toiture invisibles depuis le trottoir.
- Les toitures et les raccords de toiture. Tuiles, zinguerie, cheminées et raccord entre deux bâtiments.
- Les façades arrière et les cours intérieures, dans la mesure où elles sont accessibles depuis les airs sans pénétrer dans la propriété.
Le résultat est une orthophoto par façade et un modèle 3D de l'îlot. Chaque image comporte une date, une heure et une position dans ses métadonnées. Il est ainsi possible de réexaminer plus tard exactement la même zone et de la comparer.
Ce qu'il ne prouve pas
Soyez clair sur ce point, car dans une discussion sur des dégâts, chaque faiblesse est exploitée.
- Ce n'est pas un état des lieux contradictoire. Celui-ci a un statut juridique et est établi par un géomètre-expert ou un architecte, en présence ou avec l'accord du propriétaire. Le relevé par drone est un élément de preuve qui soutient cet état des lieux, pas un substitut.
- Il ne montre rien de l'intérieur. Les fissures dans les murs intérieurs, les plafonds ou les sols sortent du champ. Pour cela, un état des lieux intérieur reste nécessaire.
- Il ne montre pas une fissure plus petite qu'un pixel. Avec une GSD de moins de 1 cm, une fissure capillaire d'un demi-millimètre n'est pas visible. Une nouvelle fissure de 2 millimètres qui apparaît plus tard peut en revanche être comparée à une zone où rien n'était visible à l'époque.
- Il ne mesure pas les tassements. Pour suivre des affaissements, il faut des points de mesure et un nivellement de précision.
Comment le drone et l'état des lieux travaillent ensemble
En pratique, cela fonctionne ainsi: le géomètre-expert ou l'architecte réalise l'état des lieux de l'intérieur et de la façade côté rue, avec les propriétaires. Le drone documente les parties inaccessibles sans nacelle: étages supérieurs, toitures, façades arrière. Les deux dossiers portent la même date et se renvoient l'un à l'autre.
Cela évite une nacelle dans une rue étroite, et cela donne une image plus complète que ce qui est possible depuis le trottoir.
Points d'attention pour la mission
- Le moment. Avant que la première pelleteuse n'arrive sur le chantier, pas en même temps.
- L'exhaustivité. Convenez à l'avance des bâtiments et des façades compris dans le périmètre. Un bâtiment oublié est un bâtiment sans preuve.
- La conservation. Les images ne constituent une preuve que si elles sont encore disponibles après les travaux. Nous conservons les images et les données de projet 90 jours après la livraison. Conservez vous-même les fichiers livrés, ou convenez par écrit d'une durée de conservation plus longue.
- L'autorisation et la vie privée. Dans un centre-ville, nous volons sous notre autorisation Specific et informons les habitants à l'avance. Les fenêtres et les cours intérieures ne sont pas filmées de manière ciblée.
Pour qui
Les entrepreneurs et les maîtres d'ouvrage qui veulent éviter une discussion sur des dégâts. Les géomètres-experts et les architectes qui coordonnent un état des lieux et veulent documenter les parties difficiles d'accès. Les assureurs qui veulent une base de comparaison objective.
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